• Autonomie Alimentaire

Selon le Regroupement des cuisines collectives du Québec, l’Autonomie alimentaire se définie ainsi : 

Dans le respect des êtres humains, de la nature et de tous les êtres vivants, l’autonomie alimentaire suppose une prise en charge individuelle et collective visant l’accessibilité à une nourriture de qualité et à un meilleur contrôle du système alimentaire qui ne peut se faire sans une démarche d’éducation populaire.

La Coop du Cap se penche sur ces enjeux depuis le début de ses activités en menant des projets variés qui vont de la production/transformation locale, à l’éducation relative à l’environnement en passant par la valorisation des matières résiduelles et l’occupation du territoire. Autant d’aspect à travailler pour favoriser l’autonomie alimentaire. 

Mais avec la venue de son projet d’accompagnement au jardinage éducatif et communautaire, en 2010, la Coopérative a commencée à développer une expertise en accompagnement des communautés. Fort de sa collaboration avec de nombreux partenaires du milieu tel que la Coop du levier des Artisans de Mont-Louis et la démarche intégrée en développement social (DIDS), La Coop du Cap a pu développer de nouveaux projets (Anges-Jardins), contribuer à d’autres démarches (Nourrir Notre Monde) et même se faire confier de nouveaux mandats (coordination du comité récupération alimentaire).

Comme nos responsables de projets sont bien impliqués dans les concertations locales et régionales en sécurité et autonomie alimentaire de la Gaspésie-Iles de la Madeleine cela nous permet d’avoir une influence sur les politiques et la priorisation d’actions qui vont dans le sens de nos préoccupations avec une attention particulière aux personnes vivant en contexte de vulnérabilité.

En ce sens, les deux grands enjeux prioritaires qui ressortent de ces concertations et dans lesquels cadrent l’ensemble de nos actions sont :

Accompagnement au jardinage communautaire et éducatif

Accompagnement au jardinageLe phénomène du jardinage communautaire n’est pas né de la dernière pluie. En contexte urbain, depuis les grandes périodes d’industrialisation, on a toujours vu des parcelles partagées, souvent des jardins ouvriers ou familiaux.

L’accompagnement des initiatives de jardins communautaires et éducatifs (en milieu scolaire) en Haute-Gaspésie est le fruit d’une concertation de longue haleine entre plusieurs partenaires. La Coop du Cap a été aux premières loges de cette concertation et de l’accompagnement sur le terrain depuis le début de 2010.

Face à l’insécurité alimentaire qui peut être menaçante parfois en région éloignée, le jardinage communautaire devient une alternative accessible et ingénieuse pour retrouver des savoir-faire anciens. C’est une façon de développer l’autonomie des citoyens tout en prenant le grand air. C’est aussi un fabuleux prétexte de socialisation !

On dénombre 13 jardins partagés en Haute-Gaspésie. Il y a toujours de nouvelles initiatives qui émergent. Si vous voulez en connaître davantage sur les étapes à suivre pour démarrer un jardin partagé dans votre organisme, institution ou municipalité, veuillez communiquer avec Valérie.

Vous trouverez aussi beaucoup d’ouvrages de références clé en suivant ces liens :


Un été pour jardiner
Jardinons à l'école



Les anges jardins

Logo des Anges Jardin, une poire avec des ailes et une auréole d'angeLe projet des Anges-jardins vise, par différentes actions, à stimuler la revitalisation des communautés locales, à sensibiliser les citoyens à une agriculture de subsistance accessible et participative, à créer plus de résilience, à stimuler les savoir-faire paysans en démystifiant l’agriculture.

En 2017, nous avons développé différents volets. 

  1. Des activités d’éducation populaire ; nous avons tenu deux événements au printemps 2017. Le premier en mars sous le thème Semences, autonomie et solidarité ! Le second tenu en avril avait pour thème : Manger le paysage !
  2. L’implantation de trois Haltes nourricières (des forêts nourricières contenant des arbres fruitiers, des arbustes, des légumes et herbacées vivaces)
  3. La cueillette des fruits non-cueillis (pour lutter contre le gaspillage alimentaire et redistribuer le tiers de ces aliments aux organismes communautaires qui travaillent en sécurité alimentaire de la région). On appelle ce volet les fruits orphelins. En 2017, nous avons cueilli et partagé environ 1½ Tonne de fruits !!!
  4. La distribution de légumes solidaires. Nous avons conclu une entente de partenariat avec le CPE de Sainte-Anne-des-Monts, offrant ainsi aux 0-5 ans un accès à des légumes locaux et savoureux. Nous avons aussi eu le bonheur d’accueillir deux groupes de 3 et 4 ans pour une visite animée à la Coop du Cap !

Suivez nous sur Facebook : Les Anges-Jardin

Récupération Alimentaire

Après le projet de compostage domestique expérimenté dans la municipalité de La Martre de 2011 à 2013, la lutte au gaspillage alimentaire devient le deuxième aspect de la valorisation des matières résiduelles à être piloté par la Coop du Cap.

Issu du plan de communauté de la démarche intégrée en développement social de la Haute-Gaspésie (DIDS), le projet de récupération alimentaire est l’une des actions les plus rassembleuses pour l’ensemble des acteurs travaillant en sécurité et autonomie alimentaire de notre territoire. Le mandat de coordination du comité a été confié à la Coopérative de solidarité du Cap qui est l’un des partenaires assis autour de la table. L’action prioritaire à mettre en place en 2017-2018 est le programme de récupération en supermarché (PRS) chapeauté par les Banques alimentaire du Québec (BAQ). L’objectif étant à la fois de réduire le gaspillage alimentaire et de permettre aux organismes communautaires de valoriser ces denrées à l’intérieur de leurs activités et services respectifs. Principalement via les cuisines collectives et les dépannages alimentaires, mais aussi pour intégrer ces aliments dans les menus de milieux de vie tels  les centres d’hébergement pour différentes clientèles vulnérables.  

D’autres pistes d’actions sont à explorer comme la mise en place du programme «Chasseurs Généreux», un calendrier inter-municipal des soupes populaires, la récupération des restes de buffets, l’instauration d’un système de «doggy bag» dans les restaurants et bien sûr, la consolidation du volet des fruits orphelins développé par les Anges-Jardins.

les 9 membres du comité posent devant une table de nourriture récupérée

Suivez les travaux du comité sur Facebook : Nourrir notre monde